La justice chez nous, c’est de la merde

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7 février 2015

La justice chez nous, c’est de la merde

une main mise du pouvoire sur la justice au tchad

Même les avocats et autres auxiliaires de la justice sont sidérés par l’application des lois, les retombes attendus après un procès. Ils sont obligés encore de repartir en grève pour revendiquer le payement des dommages et intérêts que l’Etat doit à leurs clients. Ils accusent tous la main mise du pouvoir législatif sur l’indépendance du pouvoir judiciaire.

De ce fait le procès des bourreaux et complices d’HISSIN HABRE qui est entamé au palais du « 15 janvier » à N’djamena malgré la contestation des rescapés, familles victimes et de la société civile qui souhaitent que ce dernier se tienne à Dakar est désormais renvoyé aux calandes grecs faute de présence d’avocats au parquet.

Pour les communs des mortels, avoir une affaire à la justice, c’est un véritable parcours de combattant. Les dossiers sont souvent mal étudiés quand les justiciables sont dépourvus d’argent. Les juges ne s’attardent pas, ils vident les dossiers à la pelle sans toutefois connaitre les formes ni les fonds. Ils renvoient les dossiers à tour de bras pour diverses causes sans tenir compte des occupations ou de l’éloignement des justiciables par rapport au palais.

Dans les provinces le règne des chefs de brigades.

Ils ont entre les griffes et sous les crocs les pauvres paysans. Les jugements qu’ils rendent sont toujours subjectifs et contestés. Leur seul objectif c’est les amendes qu’ils infligent à tord à la fois aux coupables et aux victimes pour bourrer leurs poches.

les paysants demeurent otages des commandants de brigades

Chef de brigade 1

chef de brigade 2

Chef de brigade 3

manifestation estudiantine

A N’Djamena comme en province revendiquer son droit peut se révéler fatale a cause des « balles perdues ».

Pour les riches et les intouchables, la justice semble être de l’eau douce versée sur un canard. Même après un carnage ils sont tranquilles quelque part dans un château dorée, parfois sous le nez et la barbe des familles consternées.

C’est pourquoi, bon nombre de citoyens font recours à des justices parallèles. Tantôt les plus tolérants parlent de règlement à l’amiable chez les chefs de races pour certains cas de litiges ou délits moins graves et les plus radicaux préfèrent la vengeance comme justice faite pour des crimes.

Ainsi va la justice au Tchad. Quant on sait que les états généraux des institutions tchadiennes sont budgétivores et n’accouchent que d’une souris, faut-il encore en faire pour la justice ?

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