La pénurie de carburant à Ndjamena

Article : La pénurie  de carburant à Ndjamena
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23 octobre 2014

La pénurie de carburant à Ndjamena

Avoir un peu de carburant dans le réservoir est un véritable parcours de combattant ce dernier temps à Ndjamena. Les interminables files d’attentes devant les rares stations services encore opérationnelles laisse à désirer. Pourtant malgré l’annonce de la révision des machines de la raffinerie de DJarmaya, le carburant nécessaire est toujours fourni d’après la SHT (Société des Hydrocarbure du Tchad). Cependant force est de constater que le carburant est soudain devenu rare et se vend au prix d’or : 1000f voire 1500f le litre (soit le double ou le triple du prix habituelle) chez certains spéculateurs.

Comme d’habitude les commerçants véreux bien connus car proches du pouvoir, experts en création de pénuries artificielles de toutes espèces tiennent tête au gouvernement. Pour faire face à cette entêtement or norme, l’Etat est obligé de mobiliser les forces de l’ordre pour convoyer les citernes dès leur sortie de la raffinerie jusqu’aux destinations indiquées ainsi que la justice pour pénaliser les auteurs de spéculation. Dans la foulé, il a été décidé que seul cinquante-quatre stations services sont autorisées à ravitailler rien que les véhicules et motos tendis que les trois cent autres jugées anarchiques doivent purement et simplement disparaitre. L’ordre semble être rétabli en ce qui concerne le prix de vente à la pompe mais la suppression des trois cents quelques stations joue sur la disponibilité du carburant dans les zones non couvertes par les cinquante-quatre stations élues.

Etant donner que le carburant n’est plus servi dans de bidons et autres récipients pour éviter les stocks abusifs, les ménages et les petite entreprises qui s’approvisionnent par ces moyens ont du plomb dans les ailles. Il est difficile par exemple d’écraser du mil, maïs ou autres céréales aux moulins, de saisir quoi que ce soit ou de se connecter à l’internet dans un cyber café simplement parce qu’’il n’y pas de carburant dans le groupe électrogène et si par hasard on a la chance d’avoir ce services c’est à un prix élevé et non négociable .

La police et la gendarmerie accompagnées des agents du ministère du commerce fouillent dans les domiciles garages et entrepôts pour dénicher et saisir les citernes de carburant stocker par les commerçants et les remettre ce sur le marché. Par la même occasion, les auteurs seront puni conforment à la loi. A titre d’exemple, la station TOTAL de djarie est déjà pénalisée.

Entre temps ,les N’Djaménois doivent parcourir la ville à la recherche du carburant continuer par faire la queue devant les stations, manger du riz ,des haricots, patate… et à écrire au stylo en attendant les bons jours.

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